Presque la moitié des espèces de requins et de raies sont menacées d'extinction. L'Union internationale pour la conservation de la nature ( l'UICN ) basée à Malaga, en Espagne, tire la sonnette d'alarme.

Requins de Méditerranée : 23 espèces menacées d’extinction sur 41

Dix ans après la publication de la « Liste Rouge des requins menacés en Méditerranée » qui recense les espèces animales et végétales en danger d'extinction, l'UCNI dresse un amer constat : sur les soixante-douze espèces de requins et de raies vivant en mer Méditerranée, trente-neuf sont menacées. Une situation qui ne cesse d’empirer, puisque le nombre d’espèces classées « en danger critique d’extinction » est passé de sept à douze. On compte parmi celles-ci le grand requin blanc, le requin à peau bleue et le requin-marteau.

La Commission Nationale Environnement et Biologie Subaquatiques (FFESSM) cite le rapport de l’UICN : « au cours de la dernière moitié du siècle, 13 espèces sont devenues localement éteintes à divers endroits en Méditerranée. Géographiquement, les extinctions locales ont été les plus répandues dans les eaux méditerranéennes du nord-ouest, en Espagne, France et Italie, ainsi que dans les eaux des pays riverains de la mer Adriatique et des pays de l’Afrique du Nord-Ouest »

Menace d’extinction : la surpêche en cause

La pêche intensive est pointée du doigt et jugée responsable du « recul alarmant du nombre d'espèces ». Les États méditerranéens sont donc appelés à mettre en place de manière urgente des interdictions de pêcher certaines espèces endémiques, c’est-à-dire les celles vivant uniquement en mer Méditerranée.

Nick Dulvy, coprésident du groupe de spécialistes des requins de l’UICN, estime que : « les gouvernements doivent appuyer le suivi des captures et la collecte des données, réglementer les engins et établir des quotas de pêche et des aires protégées au niveau national ». Des mesures qui semblent nécessaires si l’on veut éviter que la mer Méditerranée se vide de ses poissons. 

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