Une attaque dramatique

Mardi dernier, Ian Redmond, un jeune britannique en lune de miel aux Seychelles, a subi l’attaque fulgurante d’un requin rapporte le Daily Mail. Un communiqué publié cette semaine révèle que "Deux personnes qui se trouvaient sur un bateau, non loin, ont tenté de porter secours au jeune Britannique, mais il n'a pas survécu à ses blessures car il avait perdu trop de sang".

Quinze jours plus tôt, c’est un français de 36 ans qui perdait la vie au même endroit et dans les mêmes circonstances. "C'est un requin isolé qui a causé cet accident rarissime", a estimé le directeur du Bureau du tourisme seychellois, Alain St Ange, cité par la BBC. Les baies de l’île de Praslin et des îles à proximité sont désormais interdites à la baignade. Des patrouilles ont été mises en place pour remonter le fil des déchets organiques qui ont pu amener le (ou les) requin(s) dans la baie.


Requin

Des accidents rarissimes mais en augmentation

Une attaque mortelle de requin ne s’était pas produite depuis 1963 sur l’île de Praslin. En 2010, 79 cas ont été recensés dont 6 attaques mortelles. Cela représente une augmentation de 25% par rapport à 2009. C’est le taux le plus élevé relevé en dix ans. Pour 2011 on compterait déjà sept attaques mortelles et six blessés graves selon l’AFP.

Dans l’extrême orient Russe, aux Caraïbes ou encore aux Seychelles, les attaques et les témoignages se multiplient. La peur du requin mangeur d’Hommes émerge à nouveau. Pourtant, comme le souligne Agathe Lefranc, chargée de mission scientifique à l'Association pour l'étude et la conservation des sélaciens, incluant requins et raies (APECS). «Les attaques de requins sont systématiquement médiatisées, mais on n'a pas concrètement d'éléments montrant que les requins sont devenus super agressifs de par la raréfaction de la nourriture, par exemple».

Comment expliquer ces attaques ? Trois hypothèses sont évoquées : certains pensent que le réchauffement climatique serait responsable de l’évolution des aires de répartition des espèces. D’autres pensent que la surexploitation des fonds marins pousse les requins à s’approcher des côtes pour se nourrir. Et enfin certains pointent du doigt le « shark fishing », qui consiste à nourrir les requins pour garantir des sensations fortes aux touristes.