L'heure des travaux a sonné. Au printemps ou en été, nombreux sont ceux qui décident de donner un bon coup de frais à leur habitation. Entre ceux qui choisissent le sobre et ceux qui veulent du peps, la toxicité des peintures reste quand même un des principaux critères d'achat. Mais comment reconnaître une peinture toxique ?

Refaire son intérieur

Aujourd'hui, les travaux peuvent avoir un certain coût et la qualité de certains matériaux laisse à désirer. Le site consommerdurable.com s'est penché sur certaines peintures pour évaluer leur niveau de toxicité. Et ce ne sont pas les seuls produits sur lesquels il faut s'attarder : les moquettes, les colles, les joints ou les produits d'entretien sont également à analyser.

Ils sont tous concernés par de nouvelles lois, qui obligent les fabricants à informer les consommateurs sur la toxicité de leurs produits. De plus, il leur serait demandé de minimiser la toxicité dans leur composition ou de l'éviter complètement.

Pour comparer les produits classiques, parfois toxiques pour la santé et ceux plus doux pour l'environnement, il est important de regarder leur composition : taux de COV (Composés Organiques Volatiles), affichage environnemental pour les émissions dans l'air intérieur, processus de fabrication... toutes ces informations doivent être inscrites sur le produit et son packaging et vont vous permettre de différencier les produits. Faites attention aux peintures contenants des solvants, des sels métalliques, des phtalates ou autres composés toxiques... Elle sont dangereuses pour la santé.

Des logos parfois trompeurs

Nous savons tous qu'aujourd'hui le marketing est le principal atout des marketeurs pour faire vendre leurs produits. Certaines couleurs, formes, certains logos ou slogans vont vous faire penser que le produit est plutôt « bio », de plus ou moins bonne qualité, bon ou non pour l'environnement. Attention cependant car rien n'empêche aux marketeurs de marquer un packaging ou un produit d'une plante, d'une forêt, d'une écriture verte sans pour autant qu'il y est une réelle démarche écologique lors de la fabrication du produit. En revanche, les labels valident officiellement le processus de fabrication « bio » et une composition « écologique » mais ces normes ne certifie pas que le produit soit 100 % naturel.

Le label européen impose à tous les fabricants un taux de moins de 30g/litres de COV depuis 2010 mais cela ne s'applique qu'aux peintures mates d'intérieures pour murs et plafonds. Il est difficile alors de bien comprendre le mécanisme de la logographie qui peut parfois mentir sur la réalité de sa signification. L'écolabel certifie que la peinture est simplement moins polluante ou moins toxique que la moyenne mais rien ne garantit qu'elle est était fabriquée à partir de matières premières naturelles. Ce label est donc apposé sur les peintures qui ne contiennent pas de métaux lourds comme le mercure ou le plomb par exemple et une quantité limitée d'hydrocarbures solvants.

Pour les peintures véritablement naturelles, vous n'aurez pas autant le choix des couleurs qu'avec les « classiques » et le temps de séchage sera plus long. En revanche, l'odeur sera moins forte, la toxicité sera presque nulle et la qualité sera souvent meilleure ce qui fait qu'il ne sera plus question de faire dormir les enfants dans la chambre des parents. Ces peintures sont composées d'huile végétale (lin, tournesol), de caséine, de cellulose, et d'au moins 95% de matières premières d’origine naturelle.

Autre atout, elles empêchent la condensation du fait qu'elles laissent respirer le support peint. Il existe également des peintures « à l'ancienne », micro poreuse, qui donnent une teinte profonde à la surface peinte mais qui s'avèrent plus chères (entre 35 et 45 € pour 5 litres), Il est cependant possible de les faire soi-même. Au moment de votre achat, pensez donc à bien éplucher la composition des produits qui vous intéressent et informez vous au préalable sur la marque, le fabricant ou la rentabilité de votre l'investissement.