Les croyances culturelles nous poussent à croire que le soleil a une influence positive sur notre moral. Les cœurs seraient plus joyeux et les esprits plus affutés quand le ciel est au beau fixe. A contrario, on a tous entendu notre voisine proclamer que :  "ce temps maussade lui met le moral dans les chaussettes". Mais est-ce aussi simple ?! La réalité n'est-elle pas plus nuancée ?!

Notre humeur est-elle sensible à la météo ?

Arrivés au mois d'octobre, les jours raccourcissent, le ciel se couvre et les heures d'ensoleillement se font plus rares. Ce changement de saison s'accompagne généralement du sentiment d'un moral en baisse et d'une fatigue substantielle. De nombreuses recherches à travers le monde ont été menées pour essayer de démontrer une interaction entre la météo et le moral. Ces études, observées sur des milliers de personnes, n'ont pas ressorti de correspondance flagrante.

 

En fait, les résultats, ou plutôt les analyses changent en fonction des études. Une étude hollandaise de 2008 affirme que : "peu importe s'il fait froid, s'il pleut, ou si la durée d'ensoleillement raccourcit, les variations quotidiennes de la température n'ont pas d'effet immédiat sur le déclenchement de la dépression ou autres troubles de l'humeur". Dans d'autres cas, elles ont constaté un léger impact de la météo sur l'humeur de certaines personnes. Mais cet impact n'aurait pas d'incidence dans l'autre sens, quand le beau temps revient.

Enfin, une dernière étude a ressorti de ses résultats 4 profils de personnes assujetties ou non aux changements de saisons. Une majorité où la météo n'affecte pas leur moral ; des personnes qui se sentent plus à l'aise au soleil ; d'autres qui se sentent moins bien au soleil ; et certains qui ont une phase de dépression en période hivernale. Nous ne sommes donc pas tous égaux devant ces variations climatiques. Certaines personnes ne ressentent pas de changements alors que d'autres peuvent être plus ou moins touchées par la météo.

La dépression saisonnière est-elle une réalité ?

Clairement oui. Elle touche 6 à 7 % de la population, en majorité des femmes, et principalement dans les régions de l'Est et du Nord de la France. Toutefois, il ne suffit pas de quelques humeurs mélancoliques, à l'approche de l'hiver, pour se dire souffrant de dépression saisonnière. C'est une maladie chronique qui a chez les personnes concernées de réels impacts physiques et psychologiques comme une fatigue importante, un sentiment de tristesse voire de détresse, des difficultés de concentration et augmentation de l'appétit.

Cette dépression est due à la baisse importante de luminosité entre l'été et l'hiver. Cette luminosité naturelle, exprimée en Lux, est 50 fois inférieure au plus fort de l'hiver...  Au niveau de notre cerveau l'impact est direct, il créé plus de mélatonine (hormone du sommeil) et beaucoup moins de sérotonine ( celle du "bonheur").  Pour pallier ces carences, les médecins spécialisés conseillent de laisser entrer un maximum la lumière extérieure chez soi et de sortir au moins une heure par jour. L'exercice physique est aussi important et nécessaire pour le bien-être mental, n'hésitez donc pas à faire un peu de sport pendant cette période. Outre les compléments alimentaires comme le magnésium, les oméga-3 et les ampoules de plantes, la luminothérapie peut être également bénéfique pour les personnes atteintes de ces symptômes.

Pour ceux qui se sentent concernés par cette dépression saisonnière, n'hésitez pas à appliquer ces quelques conseils au quotidien et ne vous inquiétez pas, le printemps arrive à grands pas !

Sources : Doctissimmo.fr et femmesdaujourdhui.be
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