Le gouvernement souhaite instaurer un système de consigne sur les bouteilles en plastique qui pourrait être fixé à 15 centimes d'euros. Les consommateurs qui ramènent les bouteilles en plastique consignées pourront ainsi y gagner.

Atteindre l'objectif européen de collecte des bouteilles en plastique

Le président du comité de pilotage de la consigne, Jacques Vernier a officiellement remis jeudi 12 septembre, le rapport d'expert sur la consigne des bouteilles en plastique à la secrétaire d'État à la Transition écologique Brune Poirson. Premier volet du projet de loi « anti-gaspillage pour une économie circulaire », ce rapport est en faveur d'une consigne à 15 centimes d'euro des bouteilles en plastique et des canettes. Un consommateur qui achète une bouteille d'eau ou une canette devra payer au départ une caution à récupérer en ramenant l'emballage.

Ce système reposerait sur un éco-organisme de gestion de la consigne qui serait pénalisé en cas d'objectif de retour des bouteilles consignées non atteint. La France souhaite ainsi atteindre l'objectif européen de 90% de collecte des bouteilles en plastique en 2029 contre seulement 58% actuellement selon Citeo, l'organisme chargé de la collecte des emballages ménagers. Seuls cinq pays européens sur dix ayant instauré une consigne ont atteint les 90%.

Des questions restent à régler

Aucune date précise concernant l'entrée en vigueur de cette nouvelle consigne n'a été indiquée pour le moment. De plus, il sera important de déterminer où ramener ces bouteilles consignées, en magasin ou dans une borne publique ?

La question se pose encore de savoir si une consigne est nécessaire pour recyclage ou pour réutilisation. En Allemagne, les bouteilles plastiques sont réutilisées, toutefois en France aucun acteur ne souhaite se lancer. Enfin, il faudra s'assurer que le maximum de bouteilles est retourné car si 10% des bouteilles en plastique n'étaient pas rendus, le montant pourrait atteindre 250 millions d'euros par an, selon Les Echos.  

À lire aussi : Recyclage plastique : la France, mauvaise élève de l’Europe