Un peu plus de 5,5 millions de personnes sont mortes prématurément en 2013 à cause de la pollution de l’air, selon une étude américaine parue en février.

La moitié de ces décès sont survenus en Chine (1,6 million) et en Inde (1,4 million).

Selon Michael Brauer, chercheur à l’université de la Colombie-Britannique, « la pollution de l’air est le 4e facteur de risque de mortalité le plus aggravant dans le monde » après l’hypertension artérielle, l’obésité et la cigarette, et c’est « de loin le facteur de risque environnemental de maladies le plus important ».

La pollution de l’air cause des maladies cardio-vasculaires, des AVC, des cancers du poumon, des bronchites ou encore des emphysèmes.

La pollution liée à l’industrie du charbon a tué à elle seule 366 000 personnes en Chine en 2013 selon la chercheuse Qiao Ma.

Selon elle, il est urgent de mettre en place des politiques plus agressives en matière de pollution de l’air, car même dans le meilleur des scénarios, en 2030, « la population chinoise, en expansion et vieillissante, souffrira toujours de 990 000 à 1,3 million de morts par an ».

En Inde, environ 590 000 décès sont attribués à la pollution domestique (combustion de bois et de crottin pour se chauffer et cuisiner) et 920 000 à la pollution environnementale.

Réduire la pollution de l’air améliorerait grandement la santé publique, « et nous savons comment régler ce problème », affirme Brauer.

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Source : climatecentrale