Face à l’augmentation imminente du prix des carburants, les Gilets jaunes appellent un « gel immédiat », tandis que l’UFC-Que Choisir lance une pétition.

Supprimer une taxe sur une taxe

C’était le point de départ du mouvement des Gilets jaunes. La hausse des carburants revient sur le devant de la scène près d’un an après le début de la crise. Le collectif « Gilet jaune citoyen » réclame de la part du gouvernement un « gel immédiat » des prix du gazole et de l’essence pour freiner les effets de la flambée des cours du pétrole. Le mouvement prévient : « dans un contexte social compliqué, Emmanuel Macron ne doit surtout pas laisser la situation se compliquer ».

De son côté, l’association de consommateurs l’UFC-Que Choisir lance une pétition pour demander la suppression d’une taxe sur le carburant. Elle doit être lancée, ce mercredi 18 septembre. « Il s’agit d’une taxe sur une taxe », explique à Europe 1, Mathieu Escot de l’organisme, rappelant « que deux tiers du prix sur un litre sont consacrés aux taxes ».

Pas de risque de pénurie

Le gouvernement français a précisé avoir demandé aux pétroliers « une certaine modération quant à la hausse possible des prix du carburants ». Les ministres invités sur les plateaux, ce mercredi, ont précisé qu’il n’y avait pas de risque de pénurie. Les réserves de pétroles correspondent à 90 jours de consommation.

Depuis l’attaque de deux sites pétroliers en Arabie Saoudite, samedi 14 septembre, le court du Brent de la mer du Nord, référence sur le marché mondial, a bondi de plus de 14,6%, à 69,02 dollars. Une augmentation record depuis la création de ce contrat en 1988. Les professionnels du secteur ont averti, lundi, d’une probable augmentation de 4 à 5 centimes du litre d’essence dans les semaines à venir.