La taxe foncière est une charge conséquente pour les propriétaires. Et depuis quelques années, cette dernière ne cesse d’augmenter, beaucoup plus vite que le coût de la vie et que l’augmentation des loyers.

La taxe foncière a augmenté de 11,71% depuis 2012

C’est chaque année un coup dur pour les propriétaires, la taxe foncière, le principal impôt parmi la quarantaine qui frappe les propriétaires, est considérée comme trop élevée par tous ceux qui doivent s'en acquitter. Et selon la dernière édition de l’Observatoire des Taxes foncières, établi par l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI), ce constat n’est pas près de changer puisque depuis 2012, les taxes foncières ont augmenté, en moyenne sur tout le territoire, de 11,71%.

Si toutes les communes augmentent régulièrement leur taux de taxe foncière, certains départements, et certaines villes, sont particulièrement pointés du doigt par ce rapport. Entre 2012 et 2017, les plus fortes augmentations de parts départementales de taxe foncières sont observées dans les Yvelines ( 74,42%), dans le Var ( 38,43%) et dans le Val d’Oise ( 36,27%). Pour ce qui est des communes, c’est à Lille ( 30,01%), à Créteil ( 19,12%) et à Nantes ( 19,09%) qu’on observe les plus fortes augmentations de taxe foncière.

La taxe foncière augmente cinq fois plus vite que l’inflation

Si l’Unpi observe un ralentissement de la hausse de la taxe foncière sur tout le territoire - lors des éditions précédentes, « avaient été constatées des augmentations de 14,04% (entre 2011 et 2016), de 16,42% (entre 2009 et 2014), et de 21,17% (entre 2007 et 2012) » - l’organisme déplore une évolution en total désaccord avec celle du coût de la vie. « La hausse de l’impôt foncier demeure cinq fois plus élevée que l’inflation, huit fois plus élevée que l’augmentation des loyers sur la même période, et représente plus de deux mois de loyer en moyenne ».

Pour l’Unpi, les propriétaires ont de quoi s’inquiéter puisque la suppression progressive de la taxe d’habitation diminuant les revenus des communes, ces dernières vont, très logiquement, se rabattre de nouveau sur cet impôt ainsi que sur les taxes spéciales d’équipement, les taxes inondation (GEMAPI), les taxes sur les locaux vacants, les surtaxes sur les résidences secondaires, toutes payées par les propriétaires.

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