Selon l'Organisation météorologique mondiale, la concentration de CO2 dans l'atmosphère a atteint un nouveau record en 2017. L'OMM avertit que la fenêtre de tir pour respecter l'accord de Paris est presque fermée.

Une teneur en CO2 jamais vu depuis des millions d'années

L'organisation météorologique mondiale apporte de bien mauvaises nouvelles en fin d'année en dévoilant son nouveau bulletin sur les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère. En 2017, la teneur moyenne de CO2 atteint 405,5 parties par million (ppm), soit plus qu'en 2016 et en 2015.

Et, pire, par rapport à l'ère préindustrielle, il s'agit d'une augmentation de 146 %. Et la situation est très mauvaise puisque la dernière fois qu'une telle concentration en dioxyde de carbone a existé sur Terre c'était il y a 3 à 5 millions d'années, quand la température était de 2 ou 3 degrés plus élevée et le niveau de la mer était de 10 à 20 mètres plus élevé que maintenant. 

La présence dans l'atmosphère d'une molécule interdite inquiète

En outre, le méthane a atteint un pic de 1.859 parties par milliard de molécules d'air en 2017. Cependant, ce sont les activités humaines (bétail, production d'énergies fossiles, fermentation des déchets, combustion de biomasse...) qui expliquent majoritairement la hausse de sa concentration dans l'atmosphère.

Enfin, la présence de CFC -11 (trichlorofluorométhane), une molécule interdite par le protocole de Montréal décroît beaucoup moins vite dans l'air qu'au cours des dix années précédentes : « Cette baisse est très probablement due à l'augmentation des émissions à la production de CFC-11 dans l'est de l'Asie », indique le rapport de l'OMM. Mais selon l'EIA (Environmental Investigation Agency), une organisation non-gouvernementale britannique, ce CFC -11 serait utilisé par dix-huit usines en Chine pour la production de mousses isolantes pour les bâtiments, car ce gaz serait simplement moins coûteux que son substitut sans fluor.

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