La cigarette électronique est mise sous surveillance renforcée en France, après avoir été purement et simplement bannie en Inde et dans l’État de New-York.

Les autorités sanitaires se mobilisent

À la mode depuis dix ans, l’anniversaire de la vapoteuse est teinté de mauvaises nouvelles. La cigarette électronique est depuis mardi 17 et mercredi 18 septembre bannie de l’Inde et de l’État de New-York. Ses effets sur la santé sont en effet encore méconnus. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) la qualifie même « d’incontestablement nocive ».

Censée permettre une certaine délivrance pour les accros du tabac, les autorités sanitaires françaises renforcent leur vigilance et expliquent « surveiller la situation attentivement ». Santé Publique France collabore avec des pneumologues et des réanimateurs pour mettre en place un outil d’alerte visant à faire remonter les cas suspects d’intoxication à la vapoteuse.

Vers un retour aux vieux démons ?

Aux États-Unis, sept adeptes de la cigarette électronique sont décédés et près de 400 personnes ont été hospitalisées pour des affections pulmonaires soudaines et parfois graves. Pour la majorité d’entre eux (80%), ces symptômes sont arrivés après l’inhalation de substances illégales achetées à la sauvette ou sur Internet. Pour le reste, aucune explication définitive n’a été trouvée.

La plus grande crainte pour les professionnels de santé, c’est la rechute des anciens fumeurs vers la cigarette traditionnelle. « La polémique met l’industrie du tabac dans une position favorable. Des gens arrêtent la vapoteuse et se remettent à la clope », estime le professeur Amine Benyamina auprès du Parisien.

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