Selon une nouvelle étude, l’impact négatif de l’alcool sur la santé se manifeste dès que l’on dépasse les 100 millilitres par semaine, en d’autres mots, un verre tous les huit jours.

Boire régulièrement induit un risque de maladies cardio-vasculaires

On nous le répète depuis notre enfance : l’alcool est à consommer avec modération. Mais à combien précisément se chiffre cette consommation modérée ? Pour le savoir, une équipe de chercheurs a analysé les dossiers médicaux de 599.912 personnes buvant plus ou moins souvent de l’alcool et ne souffrant pas de maladies cardiovasculaires. De ces 599.912 personnes, 40.310 sont décédées et 39.018 ont eu un accident cardiovasculaire depuis le début du suivi.

En analysant les statistiques, les chercheurs ont établi que le fait de consommer plus de 100 millilitres d’alcool par semaine induisait un risque accru d’AVC, de maladie coronarienne (hors infarctus du myocarde), d’arrêt cardiaque et d’anévrisme aortique. En revanche, les personnes dont la consommation d’alcool restait dans les 100 millilitres par semaine ne présentaient pas de risque plus élevé comparé aux personnes qui ne buvaient pas du tout.

Alcool et espérance de vie : une corrélation existe bien

Les chercheurs ont également établi un lien statistique entre la consommation d’alcool et l’espérance de vie. Il se trouve que le fait de boire entre 100 et 200 millilitres d’alcool par semaine réduit l’espérance de vie de 6 mois, une consommation comprise entre 200 et 350 millilitres la réduit de 1 à 2 ans, et une consommation supérieure à 350 millilitres par semaine la réduit de 4 à 5 ans.

Au vu de ces résultats, on ne peut que conseiller une consommation limitée à un verre par semaine et cela, quel que soit l’alcool en question (vin, champagne, bière…).

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