C'est un rapport de l'Onu (Organisation des Nations Unies), un de plus est-on tenté de dire, qui dévoile cette estimation. 2 000 milliards de dollars par an, soit 1 800 milliards d'euros, voilà ce que coûtera, coûterait si rien n'est fait d'ici là, le réchauffement climatique à l'échelle mondiale, à partir de 2030.

Comment ce chiffre a-t-il été calculé ? D'abord, en évaluant la perte de productivité induite par les trop fortes chaleurs, dans les régions qui seront les plus touchées, et dans lesquelles vivent ou vivront 4 milliards d'habitants ! Soit plus de la moitié de la population mondiale. 

Les pays les plus pauvres, premières victimes du réchauffement 

Aujourd'hui, plus d'un milliard d'habitants travaillent déja dans des conditions de chaleur extrême, pendant plusieurs semaines par an, un peu partout dans le monde. En Afrique du Nord par exemple, le nombre de jours de canicule a été multplié par deux en cinquante ans ! Dans certains pays, comme l'Inde, le prix à payer, à cause de la canicule, est une perte de productivité qui pourrait atteindre 8 % dans 60 ans.

Malheureusement, les premières victimes du réchauffement climatique seront, c'est inéluctable, les pays pauvres, incapables de lutter, faute de moyens, contre ses effets. Que ce soit la sécheresse, rendant les terres impropres ou difficiles à cultiver, la montée des océans, ou donc, les fortes chaleurs impactant la productivité, ces pays ne pourront que constater que la lutte avec la Nature est trop inégale pour eux. 

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