Selon une étude publiée en juin, 1 médecin sur 6 reconnaît commettre quotidiennement des erreurs de diagnostic. Une nouvelle peu rassurante pour les patients.

1 médecin sur 6 avoue faire des erreurs de diagnostic

Les médecins ne sont ni dotés de la sciences infuse ni des dieux, ce sont juste des êtres humains. Et comme nous tous, ils peuvent se tromper, même lors de leur diagnostic. Cela n’est pas si rare nous apprend une récente étude réalisée par des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins de Baltimore et publiée par le Journal of General Internal Medicine

Selon un sondage publié le 26 juin 2019 qui a été réalisé auprès de 633 médecins et 118 infirmières, 1 médecin sur 6 estime commettre une erreur de diagnostic par jour. Un constat qui varie selon le métier exercé. Ceux qui se trompent le plus sont les urgentistes (26%) suivis des généralistes (22%) et des médecins traitants (18%). Bon point en revanche pour les pédiatres (11%), les internes (15%) et les infirmières (17%).

Erreur de diagnostic : les raisons

Errare humanum est… Sed quod (mais pourquoi) ? L’étude révèle qu’il y aurait plusieurs explications. L’une des principales est « le manque de “feedback” sur l'exactitude du diagnostic ». Elle concerne « 38% des médecins et 44% des infirmières/assistantes médicales » apprend-on sur Medisite.

Autre raison invoquée, le manque de temps. Un problème soulevé par 37% des médecins et 47% des infirmières qui explique probablement pourquoi ce sont les médecins urgentistes qui atteignent le taux le plus élevé d’erreurs de diagnostic.

Reste à savoir comment faire en sorte que les médecins commettent moins d'erreurs de diagnostic. Une solution que l'enquête ne propose pas.

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