La ville de Phoenix disparait sous un nuage de poussière

Jeudi dernier, pour la troisième fois en seulement six semaines, l’Arizona a été balayé par une tempête de sable géante : un haboob. Le nuage de poussière, haut de 300 mètres, a littéralement englouti Phoenix et sa voisine Pinal County. Le ciel s’est obscurcit ne laissant que très peu de visibilité aux piétons et aux automobilistes. Certains vols ont également été retardés.

Ces haboobs ne se produisent qu’en Arizona, dans le désert du Sahara et dans la péninsule arabique. Les conditions météorologiques de ces régions et la quantité de sable qu’elles renferment sont des facteurs très favorables à ce phénomène

Un rythme habituel, mais une puissance jamais égalée

Ken Waters, météorologiste au National Weather Service ne s’inquiète pas du nombre de haboobs, qui est normal pour la saison, mais plutôt de leur puissance. "Chaque année, on observe une certaine variété dans les tempêtes de poussière. Mais nous n'avons pas identifié de facteur causal unique qui pourrait expliquer pourquoi elles semblent être plus fortes cette année"

La plus violente des tempêtes de sable s’est abattue sur la région le 5 juillet 2011. Elle a privé environ 10000 personnes d’électricité. Celle du 18 juillet mesurait entre 800 et 1200 mètres de hauteur et avait également été la cause d’une coupure de courant. A chaque fois, les rues de la ville doivent subir un nettoyage intensif, le sable et la poussière s’infiltrant partout.

Le 5 juillet 2011, un habitant de Gilbert, en Arizona, a diffusé cette vidéo où l’on peut voir le haboob surplomber la ville et lentement tout engloutir. Entre fascination et crainte, cet amateur nous permet de (re)vivre un moment très rare.