Sommes-nous en plein été indien ? Ce phénomène dont on parle souvent en France est en fait une spécificité canadienne qui répond à des critères bien précis.

Jamais d’été indien en France

Lorsqu’il fait beau et chaud en septembre, il est d’usage de parler d’été indien. Cette formule est véritablement entrée dans le langage courant en France et pourtant, l’été indien est un phénomène météorologique bien précis qui, outre le fait de répondre à des critères tout aussi précis, ne se produit jamais en France.

L’été indien est une spécificité d’Amérique du Nord et plus particulièrement du Canada. Ces épisodes caractérisent une période de redoux, qui peuvent survenir ponctuellement entre mi-septembre et mi-novembre après que les premières gelées de la fin de l’été soient apparues. Pour parler d’un été indien, il faut que les températures dépassent de 5° C les normales saisonnières pendant au moins trois jours consécutifs, et qu’il n’y ait pas plus de 5 mm de pluie durant cette période.

L’été indien répond à des critères très précis

« Si on assiste à un épisode de chaleur alors que le gel tarde à venir, on ne peut pas parler d'été indien : seule une période de gel avant ce redoux permet de discerner ce phénomène du véritable été qui vient de se terminer », explique François Gourand, prévisionniste à Météo France pour le magazine Science & Vie.

Ce phénomène, que les météorologues estiment être une anomalie climatique, ne peut survenir que lorsque plusieurs conditions sont réunies. Il faut un anticyclone sur la côte est des États-Unis et une dépression près de la région des grands lacs. Ces éléments permettent ainsi aux vents chauds du Golfe du Mexique de remonter les États-Unis pour envahir le Canada, ainsi libérés des vents froids venant de l’Arctique.

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