On savait le tabac évidemment responsable, en grande partie, de nombreux cancers, en particulier ceux des voies aériennes supérieures. L'arrêt du tabac est réputé réduire les risques de développer de tels cancers, dans des proportions importantes.

Le tabac favorise de nombreux cancers

Mais on négligeait jusqu'ici les risques induits par la cigarette sur d'autres cancers, dont les facteurs de prévalence sont nombreux. Ainsi, le cancer du colon, un cancer très fréquent puisqu'il touche plus de 40 000 personnes par an en France, est d'abord favorisé par un déficit d'hygiène alimentaire et d'hygiène de vie, sans en être la cause. Le tabac n'arrivait qu'en énième position dans la liste des facteurs favorisant son apparition. 

Il est cependant désormais admis que l'arrêt de la cigarette réduit également les risques de développer un cancer du colon : toutes les études statistiques montrent que les non-fumeurs sont moins frappés, puis les anciens fumeurs, à facteurs de risques associés égaux, comparés à ceux qui continuaient à fumer lors de la découverte d'une tumeur au colon. 

Même chose pour le cancer du pancréas, dont le diagnostic est souvent trop tardif, et malheureusement encore fatal à court terme dans une majorité de cas. Le tabac augmente de 200, voire de 300 % le risque. 

La maladie de Crohn, déclenchée par la cigarette ? 

Enfin, la nicotine et les quelque 400 substances toxiques contenues dans une cigarette perturbent le bon fonctionnement du système digestif, en fragilisant le système immunitaire et en déréglant la flore intestinale. On attribue même au tabac une part de responsabilité dans le déclenchement de la maladie de Crohn, chez ceux qui y sont prédisposés génétiquement mais ignorent en être atteints, jusqu'à la première crise.

Problème : même les petits fumeurs voient leurs facteurs de risques augmentés. Ce qui signifie probablement que les fumeurs passifs sont eux aussi logés à la même enseigne...

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