Pratiquer une activité physique est essentiel pour rester en bonne santé mais aussi pour combattre les symptômes liés au cancer. Elle permet, entre autres, d’améliorer les capacités respiratoires. Explications.

Pratiquer une activité physique pour améliorer la survie et la qualité de vie des malades

Si pratiquer une activité physique contribue à réduire le risque de développer plusieurs cancers (cancer du côlon, cancer du sein, cancer du poumon, etc…), cela apporta aussi des effets bénéfiques sur les patients atteints par cette maladie, que ce soit avant ou après le traitement. Selon l’Institut national du cancer (Inca), « une activité physique adaptée permet d'améliorer la survie des personnes malades, ainsi que leur qualité de vie (anxiété, dépression, sommeil, image du corps, sensation de fatigue) ».

Contrairement à une idée reçue, l’activité physique ne se limite pas au sport : elle concerne aussi les déplacements à pied et les activités domestiques (courses, bricolage…). Toujours selon l’Inca, « il est recommandé aux adultes de pratiquer au moins l'équivalent de 30 minutes de marche rapide par jour, par périodes d'au moins 10 minutes s'il n'est pas possible de le faire en une seule fois ».

Une amélioration de la respiration et de la force

Le cancer est une maladie qui modifie le quotidien des malades. Parmi ses symptômes, la fatigue est très souvent citée avec le déconditionnement physique se manifestant par une altération des capacités cardio-respiratoires et musculaires et l’intolérance à l’exercice. Ces signes peuvent se dégrader en fonction des traitements et de la progression de la maladie.

Dans son rapport publié en mars 2017, l'Inca avance que « plus l'activité physique est initiée (ou préservée) tôt dans le parcours de soins, plus ses effets seront bénéfiques sur le patient». Elle conclut également que l'activité physique prévient le déconditionnement physique, améliore la tolérance aux traitements, réduit la fatique, améliore la qualité de vie, allonge l'espérance de vie et réduit les risque de récidive.

Des analyses effectuées en collaboration avec des femmes atteintes de cancer du sein ont permis de remarquer qu’une activité physique programmée avait amélioré leurs capacités respiratoires. Pour ces mêmes patientes, pratiquer une activité physique comme le renforcement musculaire pendant la chimiothérapie améliore « de plus de 30 % les performances de force ». « Des résultats similaires ont été retrouvés dans les suites des traitements, et pour d’autres cancers (prostate, poumon, etc…) ». 

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