« Tu n'es qu'un fainéant, un mécréant, un bon à rien ! Qu'ai-je fait à Dieu pour avoir un enfant pareil ? » Une campagne de l'Observatoire des violences éducatives ordinaires et du Comité StopVeo-Enfance dénonce ces petits mots blessants des parents qui pèsent encore sur leurs enfants devenus grands. 

Les mots blessants peuvent sembler ordinaires 

« C'est fou ce que tu peux être stupide ! » Les mots blessants sont nombreux et si simples  à prononcer qu'ils peuvent paraître anodins. Pour Olivier Maurel, le fondateur de l'Observatoire des violences éducatives ordinaires, ces petits mots sont dévastateurs pour l'enfant qui les reçoit. 

Il explique que « les mots sont parfois plus violents que des coups. Quand on dit à son enfant tous les jours qu'il est bête ou incapable, on ruine son estime de soi ». Ainsi, ces petits mots blessants prennent la forme d'une violence continue pour les enfants qui les entendent quotidiennement. 

Les mots blessants peuvent altérer durablement la confiance en soi

Les violences verbales des parents envers leurs enfants ne s'effacent pas toujours avec le temps. Certaines personnes ont vu leur confiance en soi durablement altérée par des mots blessants. Résultat : ils ont encore tendance à se dévaloriser et peuvent connaître des difficultés relationnelles à l'âge adulte.

Lancée le 12 septembre 2017 afin d'alerter les parents sur ce phénomène, la campagne de l'Observatoire des violences éducatives ordinaires sera diffusée à la télévision jusqu'à la journée internationale des droits de l'enfant (20 novembre). L'association espère ainsi créer une prise de conscience et inciter à l'éducation bienveillante jusque dans les mots choisis pour s'adresser aux enfants. 

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