En guerre civile depuis deux ans, le Yemen est frappé par une épidémie de choléra, déclenchée par une dégradation des conditions sanitaires. À la fin de l’année, le pays pourrait compter 850 000 cas suspects.

Le Yemen durement frappé par une épidémie de choléra

Le Yemen, en proie depuis deux ans à un conflit civil qui oppose le gouvernement, soutenu par l’Arabie Saoudite, aux rebelles qui ont pris le contrôle de la capitale Sanaa, connaît la pire crise humanitaire et sanitaire de la planète, selon l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Depuis le début de la guerre, les conditions d’hygiène se sont considérablement détériorées, facilitant la propagation de l’épidémie de choléra. Moins de la moitié des infrastructures de santé sont en état de fonctionnement, cela fait un an qu’une grande partie du personnel médical n’a pas été payé et moins de 30 % des médicaments nécessaires sont livrés. Par ailleurs, des millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Résultat, il y a 647 000 cas suspects de choléra au Yémen et 4 700 nouveaux cas suspects sont déclarés chaque jour.

Une situation qui devrait empirer d’ici la fin de l’année

D’après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui envisage le pire des scénarios, il pourrait y avoir 850 000 cas de choléra au Yémen d’ici la fin de l’année 2017.

2 065 personnes ont déjà trouvé la mort des suites du choléra. Et si la maladie s’est propagée moins rapidement ces derniers mois, le CICR estime qu’elle n’est toujours pas sous contrôle, avec un rythme de propagation qui a de nouveau augmenté récemment.