Depuis la dernière prise d'otages de Français en Afrique, le ministère des Affaires étrangères rappelle que certains pays sont à éviter : il est préférable de se renseigner avant de partir dans certaines zones risquées !

Pays à éviter : les conseils réitérés du ministère des Affaires étrangères 

Suite à la prise d'otages au Burkina Faso, samedi 11 mai, Emmanuel Macron accueillait les ex-otages français libérés, au prix de la mort de deux militaires. Jean-Yves Le Drian en a profité pour rappeler : « les conseils aux voyageurs que le ministère des Affaires étrangères diffusent régulièrement doivent être respectés intégralement. »

Le ministre des affaires étrangères a créé la polémique sur Europe 1 : il affirmé que, lors de leur voyage au Bénin, Patrick Picque et Laurent Lassimouillas avaient fait fi des conseils aux voyageurs publiés sur le site de son ministère : « La zone où étaient nos deux compatriotes était considérée depuis déjà pas mal de temps comme une zone rouge, c’est-à-dire une zone où il ne faut pas aller, où on prend des risques majeurs si on y va. »

Une carte avec trois couleurs pour trois secteurs

La carte proposée par la diplomatie française permet, grâce à trois couleurs, de facilement s'y retrouver : en rouge les secteurs « formellement déconseillés » et en orange les secteurs « déconseillés sauf raison impérative » mais aussi en jaune les secteurs en « vigilance renforcée » et en vert en « vigilance normale. »

Pour rappel, deux continents sont particulièrement concernés par ces alertes de sécurité : En Afrique, une vaste zone classée le plus souvent en rouge ou en orange s'étend ainsi sur le continent africain (Mauritanie, Mali, Soudan, Lybie...). En Asie, le Moyen-Orient est lui aussi particulièrement concerné (Syrie, Yémen, Irak...). Le Quai d'Orsay alerte aussi sans surprise sur l'Afghanistan, le Pakistan, qui sont « formellement déconseillés ». Une petite zone rouge est également visible au Japon : tout le secteur proche du réacteur accidenté de Fukushima.