La DGCCRF vient de lancer une expertise afin de prouver les risques de la consommation, sans précautions, de feuilles fraîches d’Aloe vera. Une substance contenue dans ces dernières pourrait avoir un fort effet laxatif et être cancérigène.

Les feuilles fraîches d’Aloe vera ne doivent pas être consommées sans précaution

L’Aloe vera fait partie de ces plantes miraculeuses très en vogue actuellement. On l’utilise dans la conception de produits cosmétiques, dans les laboratoires pharmaceutiques mais aussi en cuisine ou encore dans la fabrication de produits ménagers. Il est de plus en plus facile de s’en procurer et, depuis quelques mois, l’Aloe vera est également commercialisé sous la forme de feuilles fraîches que les adeptes peuvent consommer comme ils le souhaitent.

Cette nouvelle tendance n’est cependant pas sans risque et, dans un avis rendu le 2 août dernier, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a alerté sur les précautions à prendre pour consommer de l’Aloe vera sous sa forme la plus naturelle. La DGCCRF indique ainsi que la partie externe de la feuille peut sécréter un liquide appelé latex, dont les composés ont un effet laxatif très puissant.

L’Aloe vera, une plante cancérigène ?

La DGCCRF recommande donc « d’éliminer la partie externe et toute présence de latex des feuilles d’Aloe vera pour ne consommer que le gel situé au centre de la feuille ». Une expertise vient d’être lancée conjointement avec la Direction générale de la santé pour mieux évaluer les risques liés à l’ingestion de cette substance et en attendant des résultats plus précis, les deux organismes recommandent également « d’éviter la consommation de feuilles fraîches d’Aloe vera, y compris du gel, par les enfants, les femmes enceintes et allaitantes, et les personnes fragiles ».

Dans un communiqué, la DGCCRF rappelle par ailleurs que l’Agence européenne de la santé (AESA) a déjà, en janvier 2018, publié un avis indiquant que cette substance issue de la feuille d’Aloe vera pouvait être « susceptible d’endommager l’ADN et être cancérigène ».

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