Vincent Bolloré a donc été mis en examen après deux jours de garde à vue, dans une affaire de soupçons de corruption en Afrique, où le groupe qu'il dirige possède de nombreux intérêts. 

Bolloré en examen : une affaire vieille de dix ans

Un autre de ses collaborateurs, cadre dirigeant du groupe, Gilles Alix, a également été mis en examen par les juges, tout comme le directeur du pôle international de l'agence de communication Havas Paris, filiale du groupe Bolloré.

Les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales soupçonnnent le groupe Bolloré d'avoir proposé les services de l'agence de communication Havas à deux dirigeants africains à des conditions économiques particuliérement attractives, pendant les élections présidentielles guinéennes et togolaises.

Le groupe Bollloré, trés présent en Afrique 

Ces candidats, une fois élus, auraient en retour privilégié le groupe Bolloré, en lui octroyant la concession des ports de Conakry et Lomé.

Le groupe Bolloré, qui est très présent en Afrique, a réagi à ces mises en examen dans un communiqué, en les qualifiant « d'accusations infondées », portant sur des faits vieux de près de dix ans. « M. Vincent Bolloré, qui reste présumé innocent, pourra avoir enfin accès à ce dossier dont il n'a jamais eu connaissance et répondre à ces accusations infondées » ajoute le communiqué.

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