Deux militants de l’association L214 viennent d’être condamnés par le tribunal correctionnel de Versailles pour « violation de domicile » après avoir installé des caméras dans un abattoir d’Île de France.

Deux militants installent des caméras cachées dans un abattoir des Yvelines

Entre les agriculteurs, les éleveurs français et l’association L214, la guerre est déclarée depuis plusieurs années, mais elle vient de prendre un nouveau tournant, sous l’effet du récent jugement rendu par le tribunal correctionnel de Versailles, lundi 9 octobre 2017. Deux militants de l’organisation de défense des animaux viennent d’être condamnés pour « violation de domicile » à 6 000 € d’amende, dont 5 000 € avec sursis, pour avoir installé des caméras dans un abattoir.

L’affaire remonte à décembre 2016. Deux hommes, parmi lesquels un des cofondateurs de l’association, s’infiltrent dans un abattoir pour installer des caméras visant à filmer les méthodes employées par les éleveurs pour étourdir les animaux avant de les tuer.

L’abattoir des Yvelines demandait 215 000 € de dommages et intérêts

Plusieurs jours après cette expédition, les deux hommes sont retournés dans les locaux pour récupérer leur matériel mais n’ont pas pu ressortir librement, puisque la police les attendait et les a interpellés.

Ce n’est pas la première fois que l’association fait parler d’elle en dénonçant certains dysfonctionnements dans les élevages ou abattoirs français. Cette action était toutefois inédite puisque jusqu’ici, les vidéos diffusées étaient filmées par des personnes travaillant dans ces exploitations. Si les faits de « violation de domicile » ont été retenus, le tribunal a néanmoins rejeté la « tentative d’atteinte à la vie privée ». Il a également refusé les 215 000 euros de dommages et intérêts réclamés par le plaignant.

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