Une serre connectée, dans votre jardin, qui assurerait la totalité de vos besoins en fruits et légumes chaque année ? Cette idée est devenue réalité grâce au travail d’une entreprise : MyFood, qui vient d’être nominée pour la finale du Prix 10.000 startups pour changer le monde.

Une serre pour produire sa propre nourriture

Les serres connectées de la start-up MyFood viennent de remporter un premier joli titre et une belle occasion de faire parler d’elles. L'entreprise, primée dans la catégorie « Environnement & Énergie » du Prix 10.000 Startups pour changer le monde, organisé par le quotidien La Tribune et BNP Paribas, et qui veut réapprendre à chacun à produire sa nourriture aura la chance de participer à la grande finale nationale qui se déroulera le 11 mars prochain à Paris.

À l’origine de ce projet, un Français de 36 ans, Matthieu Urban, décidé à surfer sur une vague : celle de l’envie de plus en plus de Français de retrouver un lien avec la terre en retrouvant une alimentation saine et en produisant leur propre nourriture. De cette idée est né un projet : la serre connectée, un dispositif que chaque particulier, disposant d’une surface en plein air suffisamment grande (au moins 22 m²), peut installer chez lui pour y produire, tout au long de l’année, tous les fruits et les légumes dont il a besoin, pour lui et pour sa famille.

Déjà 110 serres installées dans toute la France

« Conçues pour faire pousser des fruits et des légumes sur des espaces limités, elles combinent les meilleures techniques de culture avec une empreinte carbone réduite », explique My Food sur son site. Une fois installée, le jardinier en herbe qui vient d’en faire l’acquisition est ensuite coaché, via une application dédiée, directement connectée à sa serre, pour cultiver et améliorer son rendement, de manière biologique. Petit plus : le fonctionnement de cette serre ne nécessite que 2h de temps chaque semaine.

Depuis le début de l’aventure, My Food a installé 110 serres connectées. Au total, ce sont pas moins de 1.288 kilos de fruits et légumes qui ont été produits, chaque mois, dans ces installations, pour une économie mensuelle de 1.417 kg de CO².

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