Alors que les cas de burn-out se multiplient, la Haute Autorité de santé (HAS) vient de publier une note pour aider les médecins à mieux repérer et prendre en charge les patients souffrant d’épuisement professionnel.

Une note destinée aux médecins

Ce lundi 22 mai 2017, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié une note destinée à aider les médecins à repérer les syndromes d’épuisement professionnels (burn-out) et à mieux les prendre en charge. Plusieurs signes révélateurs d’un possible épuisement professionnel sont évoqués : manque d’énergie, problèmes de concentration, irritabilité, manque de disponibilité.  

Tout comme l’Académie de médecine en 2016, la HAS semble avoir eu des difficultés à définir de manière précise le burn-out, elle en a donc proposé une définition générale : « Le syndrome d’épuisement professionnel, équivalent en français du terme anglais burn out, se traduit par un épuisement physique, émotionnel et mental qui résulte d’un investissement prolongé dans des situations de travail exigeantes sur le plan émotionnel ». La HAS insiste également sur la nécessité d’accompagner le retour à l’emploi des salariés arrêtés. « À cet effet, il est recommandé d’organiser une visite de préreprise avec le médecin du travail, à l’initiative du patient, du médecin traitant ou du médecin-conseil des organismes de Sécurité sociale, à tout moment pendant l’arrêt. Celle-ci peut être répétée », indique-t-elle.

Le cas des professionnels de santé

C’est au sein des professionnels de santé que les premiers cas de burn-out ont été signalés. C’est pourquoi ils font l’objet d’une attention toute particulière dans la note de la HAS. « Les professionnels de santé en activité ou en formation sont exposés au risque d’épuisement professionnel, étant donné la pénibilité de leur travail, que ce soit pour des causes intrinsèques liées à la nature même de l’activité médicale (confrontation avec la souffrance et la mort, prises en charge impliquant l’entrée dans l’intimité des patients, etc.) ou des causes extrinsèques (charge et organisation du travail, etc.) ».

Si la HAS ne s’intéresse qu’au volet clinique de la prise en charge du burn-out, elle rappelle dans son préambule l’importance d’agir également sur les causes que sont l’organisation du travail et la dégradation des conditions de travail, afin de prévenir les syndromes d’épuisement professionnel.

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