Mardi 21 février, un surfeur a été mortellement blessé par un requin sur un spot situé à l’Est de la Réunion. Ce drame relance, une fois de plus, la polémique, sur la présence des squales sur les côtes de l’île.

Des conditions favorisant la présence de requins

Dans la matinée du mardi 21 février, Alexandre Naussac faisait du bodyboard avec ses amis à l’embouchure de la Rivière du Mât située à l’Est de la Réunion, quand il a été attaqué par un requin. « Il y a une bonne partie de la jambe et du bassin qui a été mangée. Fatalement, il s'est vidé de son sang » a déclaré le capitaine de gendarmerie Axel Vidot, chef de centre de Saint-André à nos confrères de France Info.

Le jeune homme qui est décédé des suites de ses blessures était un bodyboarder confirmé et « était même employé jusqu'à l'année dernière dans un programme pour signaler les requins aux baigneurs ».  Le jour où l’attaque s’est déroulée, la Rivière du Mât était en crue et l’eau trouble : des conditions favorisant la présence de requins. La baignade et les activités nautiques sont interdites dans cette zone réputée dangereuse et a fait l’objet d’un arrêté municipal de la ville de Saint-André le 4 mars 2016.

Une attaque de requin qui relance la polémique

Depuis 2011, il s’agit de la huitième attaque mortelle de requin. Cet accident vient, une fois de plus relancer la polémique sur l’abattage des requins. En effet, leur population a connu une forte recrudescence ces dernières années. Ce phénomène serait probablement lié à la création d’une réserve marine naturelle dans la zone Ouest de l’île en 2007. Dans ces récifs coralliens près de 3 500 espèces de faune et de flore sont présentes et sont devenues un vrai garde-manger pour les squales qui viennent s’y nourrir.

Trois jours après l’attaque, des cocktails molotov ont été lancés durant la nuit contre des bâtiments et des véhicules de la réserve naturelle marine de la Réunion. Des actes qui montrent bien les tensions qui existent sur l’île au sujet des requins et qui n’apaiseront certainement pas la famille du body border qui ne « souhaitait pas qu’on accuse des animaux sauvages de la mort » du jeune homme d’après nos confrères de France TV.

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