Pour protéger la faune locale, les autorités de la région de Southland en Nouvelle-Zélande ont décidé d'interdire les chats.

Interdire les chats pour protéger les autres animaux

Dans la région de Southland en Nouvelle-Zélande, les autorités ont pris une décision radicale pour protéger la faune locale : interdire les chats. Et le village d'Omaui, proche de réserves naturelles, est visé par ce projet d'interdiction. Les résidents et résidentes qui ont déjà des chats devront les faire enregistrer, les castrer et les équiper d'une puce électronique.

Après la mort de leur chat, les propriétaires ne pourront plus en adopter d'autre. Selon l'équipe qui supervise les réserves naturelles, la mesure est justifiée par les dégâts engendrés par les chats : « Il y a des chats qui vont dans le bush et ils chassent les oiseaux, ils tuent des insectes, ils tuent des reptiles - un peu de tout », explique la manager chargée de la biosécurité à la BBC.

63 espèces animales menacées de disparition à cause des chats domestiques

Peter Marra, directeur du Smithsonian Migratory Bird Centre, un centre de recherche américain dédié aux oiseaux migrateurs, a confié à la radio britannique : « Les chats sont de merveilleux animaux de compagnie, ils sont spectaculaires ! Mais on ne devrait pas les laisser aller dehors ». Il assure que 63 espèces animales sont aujourd’hui menacées de disparition autour du globe à cause de l’explosion du nombre de chats domestiques.

Mais les habitants ne l'entendent pas de cette oreille. Ils ont lancé une pétition pour protester contre une interdiction des chats : ils mettent en avant le fait que les félins sont utiles dans la lutte contre les rongeurs. Pourtant, d'autres résidents, eux, soutiennent la mesure envisagée par les autorités. Le conseil local de Southland doit rendre son plan définitif le 23 octobre 2018. D'ici là, les débats devraient aller bon train.