L’eau est un élément crucial pour la vie mais les réserves naturelles en eau potable sont de plus en plus exploitées. La situation est pire dans les régions où l’eau potable est rare comme c’est le cas dans certaines zones désertiques. Et pourtant la planète Terre est majoritairement recouverte d’eau : l’eau des mers et des océans. Salée, elle doit être traitée pour pouvoir être bue.

Filtrer l’eau de mer avec un simple tamis en graphène ?

Le matériau le plus étudié au 21ème siècle est probablement le graphène : découvert en 2002 à l’Université de Manchester, il ouvre de nombreuses possibilités liées, notamment, à sa structure en alvéoles hexagonales composée d’atomes de carbone. L’une des utilisations que les chercheurs espèrent faire de ce nouveau matériau pourrait apporter de l’eau à des millions de personnes dans le monde.

Les chercheurs de l’Université de Manchester ont développé un tamis, composé d’oxyde de graphène, capable de filtrer facilement l’eau de mer. Cette technologie permettrait de rendre potable, à un coût beaucoup moins élevé, l’eau de mer en filtrant le sel mais également toutes les nanoparticules qui la composent.

Une technologie connue mais améliorée

La découverte, publiée sur la revue Nature Nanotechnology début avril 2017, n’est pas une nouveauté en soi dans le monde scientifique : les tamis en graphène sont un champ de recherche connu. Mais ces derniers avaient un défaut : les trous du tamis en graphène s’élargissaient naturellement lorsqu’il était immergé dans l’eau, réduisant progressivement l’efficacité du filtrage.

Le nouveau type de tamis utilise de la résine époxyde pour limiter l’agrandissement des mailles du filet en graphène ce qui permet un filtrage plus long et plus efficace. Une avancée majeure alors que 14 % de la population mondiale a des difficultés à accéder à l’eau potable.

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