Des scientifiques ont imaginé un scénario qui permettrait de réagir dans le cas où un astéroïde menacerait de s’écraser sur la Terre, lors de la 6e conférence sur la défense planétaire qui se tient actuellement dans le Maryland (États-Unis).

Un scénario où un astéroïde s'approche de la Terre pour parer à tout danger

Des scientifiques sont réunis pour imaginer ensemble un scénario qui permettrait de réagir dans le cas où un astéroïde menacerait de s’écraser sur la Terre, durant la 6e Conférence sur la défense planétaire qui se tient actuellement dans le Maryland. Et pour cause, les astronomes ont répertorié 20.001 astéroïdes dont l'orbite pourrait les rapprocher à moins de 50 millions de kilomètres de la Terre et qui représenteraient une menace.

Les 300 experts ont donc imaginé un scénario pour se prémunir d'une collision. Patrick Michel, spécialiste des astéroïdes à l’observatoire de la Côte d’Azur, explique au Figaro : « C’est une sorte de jeu de rôle. Chaque jour, de nouvelles données sont apportées pour faire avancer le scénario. Des groupes de travail réfléchissent pour déterminer la marche à suivre. Cela commence par établir un programme d’observation pour affiner la connaissance de l’objet et peut aboutir à la définition d’une mission spatiale pour tenter de dévier l’objet de sa trajectoire, si la menace est confirmée ».

Des satellites et des télescopes pour traquer les astéroïdes

La Nasa qui prend ce genre de menace très au sérieux, travaille actuellement sur le projet DART aux côtés de SpaceX. Si la Nasa planche sur un satellite, NEOCam, dédié à la traque systématique des astéroïdes, l'Europe travaille elle aussi sur un réseau de télescopes au sol, baptisés FlyEye. Le premier du genre sera installé en Sicile puis d'autres pourraient être déployés en Espagne ou au Chili.

Le 15 février 2013, la météorite de Tcheliabinsk, mesurant seulement 20 mètres, s'était désintégrée à 20 km du sol, soufflant des dizaines de milliers de vitres et blessant un millier de personnes. Le patron de la Nasa, Jim Bridenstine, a rappelé en ouverture de la conférence qu'il n'était en aucun cas question de cinéma : « Il s’agit en fin de compte de protéger la seule planète que nous connaissons, à l’heure actuelle, pour accueillir la vie, et c’est la planète Terre. (...) Les dinosaures n’avaient pas de programme spatial, c’est un fait. Mais nous, nous en avons un et nous devons nous en servir ».

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