Selon une étude menée par une équipe de chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale français (Inserm), les perturbateurs endocriniens pourraient être responsables de troubles du comportement des garçons entre 3 et 5 ans.

Les femmes enceintes doivent être prudentes

Les femmes enceintes doivent être particulièrement vigilantes avec les produits qu’elles utilisent pendant leur grossesse. Les perturbateurs endocriniens tels que les phénols et les phtalates peuvent en effet avoir des conséquences sur le comportement futur de l’enfant à naître. C’est en tout cas ce que révèle une étude de l’Inserm publiée dans la revue Environmental Health Perspective.

Selon ces travaux, l'exposition, pendant la grossesse, à certains perturbateurs endocriniens est associée à des troubles du comportement des garçons entre 3 et 5 ans. Les composés « les plus préoccupants à cet égard sont le bisphénol A, le triclosan et le di-n-butyl phtalate ou DBP », détaille l’Inserm. Chaque jour, on en apprend un peu plus sur les effets néfastes de ces substances chimiques. Cette nouvelle alourdit encore le dossier.

Des substances toxiques dans les produits du quotidien

Dans le détail, les chercheurs ont constaté, grâce à des tests sur des rats, que ces perturbateurs endocriniens agissaient directement sur le système hormonal qui contrôle le développement du cerveau de l’enfant. Pour rappel, on trouve du triclosan dans certains dentifrices et savons, mais aussi dans les gels désinfectants. Quant au DBP, il est présent dans les colles, les vernis à ongles ou encore les laques pour les cheveux.

Selon leurs observations, l’exposition au bisphénol A, interdit de tous les contenants alimentaires en France depuis janvier 2015, entraînerait une augmentation des troubles relationnels à 3 ans et des comportements de type hyperactif à 5 ans. Le DBP et le triclosan, quant à eux, seraient davantage associés à des troubles émotionnels et relationnels. Certains petits garçons, exposés pendant la grossesse au triclosan, pourraient même souffrir d’une diminution du périmètre crânien à la naissance. Réjouissant. 

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