Dans les fast-foods français, le tri sélectif des déchets est très peu souvent appliqué. Une mauvaise habitude qui génère, chaque année, une pollution colossale. Le gouvernement veut contraindre les enseignes de restauration rapide à faire un effort.

Les fast-foods jettent 243.000 tonnes de déchets par an

Pourquoi les particuliers seraient-ils encouragés à trier leurs déchets quand certaines entreprises, beaucoup plus polluantes, ne le font pas ? C’est la question que se pose le ministère de la Transition écologique qui a décidé de mettre les enseignes de restauration rapide au pied du mur. Ce jeudi 31 janvier 2019, Brune Poirson, la secrétaire d’État, a invité les principales enseignes de fast-foods présentes en France, pour leur demander de faire un effort sur le sujet.

Il faut dire que l’enjeu est colossal. Les chiffres révèlent que, chaque année, les 25.000 fast-foods qui sont installés partout en France jettent pas moins de 60.000 tonnes de nourriture et 183.000 tonnes de déchets. Des déchets qui, actuellement, sont totalement inexploitables. Que ce soit en salle ou en cuisine, ils sont en effet jetés dans les mêmes poubelles, ce qui empêche leur exploitation.

Seuls 4% des fast-foods trient leur déchets

L’association Zero Waste, qui s’est emparée du sujet, a mené sa propre enquête sur le sujet, révélant récemment que, sur 122 fast-foods visités (McDonald’s, Quick/Burger King et KFC), seuls 5 faisaient le tri de leurs déchets. Et pourtant, installer une poubelle de tri est une obligation légale depuis le 10 mars 2016.

Pour remettre ces enseignes sur le droit chemin, le gouvernement compte utiliser la menace. La secrétaire d’État pourrait ainsi annoncer une augmentation des sanctions financière en cas de non-respect de la loi (150.000 € maximum actuellement) et surtout, promettre de nombreux contrôles officiels et la révélation publique du nom des mauvais trieurs.

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