Elisabeth Borne, la ministre des Transports, a annoncé ce mardi 11 septembre ses arbitrages et sa programmation financière pour les cinq ans à venir. Un investissement de 13,4 milliards d’euros d’ici à 2022.

Transports : 13,4 milliards d'euros sur cinq ans

Une enveloppe de 13,4 milliards d’euros va être investie dans les transports par le gouvernement sur les cinq prochaines années. La moitié est consacrée au rail, près de 40 % aux routes, 6 % au fluvial et aux ports et 5 % pour d’autres projets. Au total, il s'agit d'une hausse de 40% des investissements de l’État par rapport à la période 2013-2017. Une enveloppe qui passerait à 14,3 milliards sur la période suivante (2023-2027).

Et il y a urgence. Un rapport rendu public par le ministère des Transports en juin, suite à l’audit réalisé par deux sociétés suisses sur les 10.000 km et les 12.000 ponts du réseau routier national non concédés au privé, est passé relativement inaperçu jusqu’à la catastrophe de Gênes. Il pointait du doigt l'état catastrophique des routes de France : 17% des routes non concédées par l'État sont gravement endommagées et ont un besoin urgent de travaux.

850 millions d’euros par an d’ici 2020 investis pour améliorer l'état des routes

Pour ce réseau routier mal en point, il s’agit d’augmenter les crédits d’entretien, d’exploitation et de modernisation pour atteindre 850 millions d’euros par an d’ici 2020, puis 930 millions sur la période suivante (contre 670 millions ces dix dernières années). 

Au final, quatre priorités ont été définies par le gouvernement : faciliter les déplacements du quotidien, accélérer la transition écologique, améliorer la cohésion des territoires, et renforcer l’efficacité du transport de marchandises.

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