Depuis 2004, suite à la canicule meurtrière de l’été 2003, le lundi de Pentecôte est une journée de solidarité qui permet de récolter des fonds en faveur des personnes dépendantes. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le lundi de Pentecôte.

1. Le lundi de Pentecôte, jour de solidarité

Le lundi de Pentecôte est depuis 2004, en France, une journée de solidarité, instaurée par le gouvernement Raffarin. Les salariés donnent une journée de travail pour financer la dépendance. Ceux qui ont des RTT sont nombreux à piocher dans leur stock, d'autres travaillent sans être payés. Ce jour est donc offert.

2. La canicule meurtrière de 2003 à l'origine de cette journée de travail offerte

Durant l'été 2003, une terrible canicule a duré des semaines en Europe, entraînant la mort de 70.000 personnes sur le continent. Selon les spécialistes, la surmortalité a atteint des niveaux exceptionnels au mois d'août en France, qui a totalisé près de 20.000 décès supplémentaires au total, au cours de cet été meurtrier. La mortalité a donc augmenté de 14,3% cette année-là dans l'Hexagone.

3. Plus de 2,87 milliards d'euros récoltés

Suite à la canicule de 2003, le lundi de Pentecôte est devenu une journée de solidarité dont le but est de récolter des fonds en faveur des personnes dépendantes, comme les personnes âgées et celles en situation de handicap. Si à l’origine cette journée se déroulait chaque année le lundi de Pentecôte, depuis 2008, l’employeur peut décider des modalités de cette journée. Seule certitude : une journée de salaire reversée tous les ans à la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie. Et elle devrait rapporter au total plus de 2,87 milliards d’euros en 2019.

4. Les retraités imposables eux aussi mettent la main à la poche

Si les personnes actives sont à l'origine de 2,1 milliards d’euros récoltés, 785 millions sont versés par des retraités. En effet, depuis six ans, les retraités imposables doivent aussi contribuer à cette journée, via un prélèvement sur leurs pensions. Au final, cette somme est utilisée pour financer les soins dans les maisons de retraite ou encore les allocations versées aux personnes dépendantes et des prestations et enfin, des actions pour les personnes handicapées.

5. Un nouveau jour de solidarité ?

Mais si cette somme est conséquente, aujourd'hui, cela ne suffit plus ! Et pour cause, avec le vieillissement de la population, en 2050, le nombre des 85 ans et plus devrait tripler. L’État avait étudié la piste d'une nouvelle journée de solidarité, mais elle a été écartée par Emmanuel Macron. L'allongement de la durée du travail devrait être au final privilégiée par le chef de l'État. Affaire à suivre.