La suppression de la taxe d'habitation est au coeur des discussions depuis plusieurs jours. En effet, alors qu'il était question de la supprimer pour 80 % des Français puis pour tous, certains souhaiteraient que les plus aisés continuent à la payer.

Taxe d'habitation : la suppression au coeur des discussions

Promesse du candidat Emmanuel Macron, la suppression de la taxe d'habitation pour 80 % des foyers, puis pour les 20 % restants, les plus aisés, est au coeur de vives discussions ces derniers jours. En effet, depuis la crise des Gilets jaunes, le gouvernement hésite et laisse la porte ouverte à la taxation des foyers les plus riches.

Ainsi, dimanche 6 janvier, Bruno Le Maire avait laissé entendre que la taxe d’habitation serait finalement maintenue pour les 20 % de ménages les plus aisés. Nouveau rebondissement dans ce dossier puisqu'en novembre 2018, il était question de la supprimer pour tout le monde.

Le gouvernement laisse le peuple décider lors du grand débat

La porte-parole des députés LREM, Aurore Bergé, a affirmé sur France 2 : « Dans les 20 % des foyers les plus riches, on a aussi des foyers qui sont à 4.000 euros de revenus mensuel à deux, donc on n'est pas non plus sur les plus riches des plus riches dans notre pays. » Elle souhaite donc sa suppression totale.

Alain Juppé s'est lui aussi prononcé mercredi 9 janvier en faveur de la suppression de la taxe d'habitation pour tous les Français, lors d'une conférence de presse en présentant ses voeux. Et le maire de Bordeaux d'ajouter : « Si c'est un mauvais impôt, il faut le supprimer pour tout le monde », soulignant que la taxe d'habitation était « injuste ».  Et puis, finalement mardi 8 janvier, le gouvernement a décidé de s'en remettre à la décision du peuple lors du grand débat.