Après les vacances et la reprise du travail, le moment est venu de mettre la main au portefeuille pour payer les impôts. Outre l’impôt sur le revenu, les Français voient également arriver les impôts locaux et notamment la taxe d’habitation dont vous êtes redevable lorsque vous habitez un logement.

La taxe d’habitation : tout le monde est concerné

Si la taxe foncière n’est payée que par les propriétaires de biens immobiliers, la taxe d’habitation, elle, est payée par toute personne qui occupe un logement au 1er janvier. Ainsi, que vous soyez locataire, propriétaire ou occupant à titre gratuit, vous en serez redevable. Si votre déménagement a lieu le 2 janvier au lieu du 31 décembre, vous pourrez alors faire quelques économies.

Toutefois, 6 millions de Français ne la payent pas. En effet, des exceptions existent notamment pour les personnes âgées percevant des revenus modestes. Seuls les bénéficiaires d’une ou plusieurs aides peuvent être exonérés de cette taxe.

Comment est fixé le montant de votre taxe d’habitation ?

La valeur cadastrale ou valeur locative du bien concerné est un élément déterminant dans le montant de votre taxe. Cependant, cette valeur n’a jamais été revue depuis 1980. La valeur locative est certes révisée par le parlement chaque année, mais il s'agit d'une adaptation globale. Or, depuis 1970, les conditions de confort des logements ont été souvent considérablement transformées. La taxe d’habitation n’est donc plus adaptée à la réalité du marché.

Après avoir déterminé la valeur locative de votre logement, l’administration applique certains abattements qui diffèrent selon la composition du foyer, et de ses revenus. Chaque commune dispose de ses propres abattements, il n’y a donc pas de calcul applicable à toute la France.

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