La surexposition des enfants aux écrans est devenue un vrai problème de santé publique. Il s’agirait même d’une « épidémie silencieuse », selon le médecin Anne-Lise Ducanda, interviewée par la revue L’ADN.

Les nombreux effets nocifs de la surexposition aux écrans

On ne le dira jamais assez : la surexposition aux écrans (télévision, tablettes et smartphones) est nocive chez les enfants et les adolescents. Récemment, une multiplication des cas de myopie a été relevée chez les plus jeunes lors d’une enquête réalisée pour l’Association nationale pour l’amélioration de la vue (AsnaV). Autres effets néfastes : un retard de langage, des problèmes d'obésité et un sommeil de moins bonne qualité. Les enquêtes se multiplient et sont unanimes : les écrans sont mauvais pour la santé des plus jeunes.

Ce message a notamment été véhiculé par Anne-Lise Ducanda, médecin en PMI dans une vidéo postée sur Youtube. Objectif : relayer l’information et sensibiliser les parents par le biais des réseaux sociaux. Il s’agit d’alerter sur les dangers de la surexposition aux écrans. Depuis cinq ans, le nombre d’enfants en grande difficulté scolaire a explosé et, dans 95 % des cas, il s’agit d’enfants exposés entre 4 à 5 heures par jours à des smartphones ou des tablettes.

Les écrans, une drogue pour les enfants

Dans une interview choc accordée à la revue L’ADN, Anne-Lise Ducanda pointe du doigt « toute une série de produits et d’environnements numériques dédiés aux tout-petits », notamment des tablettes pour enfants vendues au rayon jouets. Conséquence de ce phénomène, une « épidémie silencieuse » avec des enfants présentant des troubles du comportement (très inhibés ou au contraire très agités).

Heureusement, ces troubles liés à la surexposition aux écrans ne sont pas irréversibles. Il existe une seule solution, radicale : supprimer tous les écrans. Une démarche peu simple au départ puisque les enfants se comportent comme des drogués en manque. « Le sevrage des écrans peut durer jusqu’à quinze jours, durée pendant laquelle il va exprimer un syndrome de manque parfois très violent », lit-on dans l’interview de L’ADN. Ce phénomène est, selon Anne-Lise Ducanda, « une priorité de santé publique, des milliers d’enfants sont concernés ».

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