Emmanuel Macron a estimé, dans un entretien au Monde publié le jour du sommet sur le climat, qu'une "mobilisation beaucoup plus forte" était indispensable.

Pour atteindre les objectifs de Paris, il faudrait investir 3 500 milliards de dollars chaque année pendant 30 ans

Le président français Emmanuel Macron a réclamé, mardi 12 décembre, une « mobilisation beaucoup plus forte » pour le climat, juste avant le One Planet Summit. Il a évoqué dans Le Monde « un choc dans nos propres modes de production et de développement » pour contenir la hausse des températures sous les 2°C. En effet, pour le moment, sur la base des engagements pris par les États, la planète se dirige toujours vers 3°C par rapport à l'ère pré-industrielle, un seuil synonyme de dérèglements qui rendraient de nombreuses régions du monde inhabitables. 

Pour atteindre les objectifs de Paris, le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim estime qu'il faudra investir à hauteur de 3 500 milliards de dollars chaque année pendant 30 ans. En outre, les pays du Nord ont promis de porter à 100 milliards de dollars par an d'ici 2020 leurs financements climat aux pays du Sud, qui réclament des assurances pour pouvoir s'adapter aux impacts des dérèglements climatiques. 

Emmanuel Macron interpelle Donald Trump, grand absent du sommet

Mais le sommet doit surtout se concentrer sur des « solutions concrètes » comme des dons de fondations, des coalitions pour la « neutralité carbone » ou contre le charbon et des engagements d'entreprises privées. Un groupement de plus de 200 grands investisseurs a décidé de mettre la pression sur 100 entreprises parmi les plus émettrices de gaz à effet de serre, pour qu'elles adaptent leur modèle à la lutte contre le réchauffement.

Pour rappel, Donald Trump s'est retiré du pacte historique de 2015 contre le réchauffement climatique. Emmanuel Macron a donc également interpellé son homologue américain sur sa « responsabilité face à l'Histoire », tout en se disant « assez certain » qu'il allait « changer d'avis dans les mois ou les années à venir », dans une interview à la chaîne CBS.

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