Vous connaissez sans doute le jet lag, ce dérèglement que subit notre corps lorsque nous prenons l’avion et changeons subitement de fuseau horaire. Mais saviez-vous qu’on parle désormais aussi de jet lag social ?

84 % de la population ne respecteraient pas le rythme de leur corps

Le jet lag social, nous en avons tous eu l’expérience lorsque, rentrés tard d’une soirée, nous avons dormi jusqu’à très tard le lendemain. Selon des informations communiquées lors de SLEEP, un colloque annuel sur le sommeil se tenant dans la ville américaine de Boston, 84 % de la population a ce rythme perturbé du lever et du coucher.

Quand on est jeune, ses effets ne se font pas trop sentir. En revanche, plus on vieillit, plus il est difficile pour le corps de revenir au rythme de vie normal. De plus, - et c’est encore plus surprenant, à long terme -, ces perturbations de la routine habituelle ont un effet néfaste sur notre corps.

La grasse matinée, un facteur de risque pour l’insuffisance cardiaque

D’après les résultats des recherches effectuées par le docteur Grandner, de l’Université de l’Arizona, une heure de grasse matinée accroîtrait le risque de maladies cardio-vasculaires de 11 %. De plus, chaque heure accroîtrait de 22 % le risque d’être en « bonne » santé et non en « excellente » santé, et de 28 % le risque d’être en « mauvaise » santé par rapport à « bonne » santé.

Au regard de ces résultats, le docteur Grandner et ses collègues recommandent aux personnes de tous âges de se réserver 9 heures de sommeil par nuit. Mais plus important encore, il faut veiller à la régularité des cycles d'éveil et de sommeil. Ce n’est pas tant la durée mais le suivi assidu d’une routine qui maintient notre organisme en bonne santé.

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