L’inquiétude est grande dans le monde scientifique à la suite de l’étude publiée lundi 10 juillet 2017 dans la revue Proceedings of the National Academy Sciences. Elle dévoile une véritable hécatombe de la faune mondiale qui s’est produite en seulement 40 ans, soit depuis le début des années 1970. La rapidité de cette extinction pourrait sérieusement perturber l’équilibre de l’écosystème tout entier.

Une extinction qui touche l’intégralité de la Terre

L’étude, réalisée par les chercheurs Gerardo Ceballo, Paul Ehrlich et Reolfo Dirzo, confirme une étude précédente menée par les mêmes auteurs : déjà en 2015 ils avaient alerté sur l’existence d’un phénomène d’extinction de masse sans précédent. Elle pourrait être comparable au phénomène qui a donné lieu à l’extinction des dinosaures il y a 65 millions d’années… si ce n’est que cette extinction-là est liée à un impact d’astéroïde.

Celle que connaît le monde aujourd’hui n’est pas du tout comparable puisqu’elle n’est pas liée à un phénomène externe. Elle concerne l’intégralité du globe : 177 espèces de mammifères dont la population a été étudiée entre 1990 et 2015 ont perdu 30 % de leurs aires géographiques. Pour 40 % d'entre eux leur répartition sur le globe terrestre s’est même réduite de 80 %, du jamais vu.

Peu de temps pour agir avant qu’il ne soit trop tard

L’étude des chercheurs annonce le pire : si cette extinction de masse n’est pas enrayée, les conséquences sur la planète pourraient être dramatiques. Or, selon eux, l’Homme n’a que peu de temps pour agir : à peine vingt ou trente ans. Au-delà de ce laps de temps, la situation risque fortement d’être irréversible.

L’Homme est d’ailleurs la cause de cette sixième extinction de masse puisqu’elle n’est pas imputable à un phénomène étranger : ce sont bien les activités humaines comme la destruction des habitats naturels, l’augmentation de la population ou encore les activités industrielles polluantes qui causent ce déclin de la faune terrestre.

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