Les catastrophes naturelles augmenteraient le risque de développement de troubles cognitifs chez les personnes âgées. C’est ce qu’a montré le passage du tsunami de 2011 au Japon.

Un lien mis en évidence par une étude scientifique

Une étude menée par des chercheurs américains et publiée sur le site de l’Académie nationale des sciences, a constaté le lien entre démence et désastres naturels. Une analyse de la santé mentale des seniors d'Iwanuma a été lancée près de sept mois avant la catastrophe et a dévoilé que 4,1 % de cette population souffrait de démence. Deux ans et demi plus après le passage du tsunami, 11,5 % des personnes âgées de plus de 65 ans ayant survécu étaient atteintes.

La démence correspond à une maladie qui entraine une détérioration cognitive et qui affecte également la mémoire, le langage et la compréhension principalement. Elle peut apparaître suite à un accident ou un AVC ou être liée à la maladie d’Alzheimer. À cette liste se rajoute désormais les catastrophes naturelles.

La perte du lien social : un autre facteur important

Les recherches des spécialistes ont aussi montré que les troubles cognitifs étaient davantage constatés chez les personnes obligées de quitter leur logement pour un abri d’urgence. Ainsi, la maladie s’est prononcée plus fortement chez ces individus.

Mais c'est tout particulièrement la perte ou la dégradation du tissu social qui serait la cause de ce phénomène. Le chocserait si important qu’il pourrait perturber davantage les victimes que le décès d’un de leurs proches. Les victimes plus jeunes sont moins touchées dans la mesure où elles ont eu une plus forte capacité à recréer des interactions sociales.

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