En France, un tiers des plus de 65 ans prennent des somnifères. Cependant, il est souvent possible de s’en passer, d’autant plus que leur prise engendre des effets secondaires fort indésirables.

La prise de somnifères n'est pas sans danger

Les Français sont avides de somnifères ! 3,5 millions de nos compatriotes en prennent, soit 30 % des plus de 65 ans et 40 % des plus de 85 ans. Cependant, cette solution en est une fausse : leur prise prolongée est responsable de chutes, de troubles de mémoire, de troubles cognitifs, voire de démence. En France, la prise de conscience est relativement récente : ce n’est qu’en 2012 que la Haute Autorité de Santé a commencé à sensibiliser les médecins aussi bien que les patients aux risques que comporte la prise régulière de somnifères. Le message est simple : très souvent, la réponse aux troubles du sommeil se trouve ailleurs.

Les troubles du sommeil ont des causes propres

Vous le savez sans doute déjà : les personnes âgées dorment plus que les trentenaires et les quadragénaires. Mais ce n’est pas parce qu’elles ont plus besoin de sommeil ! En effet, les personnes âgées passent plus de temps au lit, mais c’est parce qu’ils mettent plus longtemps à s’endormir. Elles se réveillent une, voire plusieurs fois dans la nuit et ont du mal à se rendormir. Lorsque survient la ménopause, les femmes souffrent de bouffées de chaleur nocturnes, souvent très handicapantes pour le sommeil. Les personnes âgées sont également davantage touchées par l’apnée et le syndrome des jambes sans repos. Ces problèmes qui gênent le sommeil nécessitent un traitement qui leur est propre. Prendre un somnifère pour s’endormir, sans traiter la cause véritable de ses troubles de sommeil constitue une fausse solution.

Des risques inutiles

Autre raison de bannir les somnifères : l’accoutumance à ces cachets est rapide, alors que leur efficacité diminue avec le temps. Par ailleurs, les somnifères entrent forcément en interaction avec d’autres composés chimiques médicamenteux. Et si la personne prend également d’autres médicaments, ce qui est souvent le cas des personnes âgées, l’efficacité de ces traitements risque d’être amoindrie, voire invalidée.