Déjà en place en Normandie depuis avril 2018, les voitures-radar s’inviteront prochainement en Bretagne, au Pays de la Loire et en Centre Val de Loire. Les automobilistes n’ont qu’à bien se tenir.

60 nouveaux véhicules-radar seront déployés en 2020

Le ministère de l’Intérieur a lancé un appel d’offres pour la conduite de voitures banalisées qui verbalisent les automobilistes en excès de vitesse. À compter de janvier 2020, 60 nouveaux véhicules (19 en Bretagne, 20 en Pays de la Loire et 21 en Centre-Val de Loire) seront mis à disposition de prestataires privés, dont la mission sera de les faire rouler sur les routes et aux heures indiquées par la police et la gendarmerie.

Quant à la verbalisation, prérogative de l’État, cette mission sera assurée uniquement par la police. Le prestataire privé qui conduira le véhicule n’a pas accès aux données qu’enregistre le boîtier. Une fois sa journée de travail terminée, il le rapporte dans un commissariat, qui récupère les données sur les véhicules flashés et les transmet au Centre automatisé de constatation des infractions routières, d’où partent les avis de contravention.

Les voitures-radar, une réussite pour le ministère de l’Intérieur

En Normandie, ou le dispositif est déjà testé depuis avril 2018, c’est la société Mobiom qui se charge de conduire ces véhicules banalisés. Dans le cadre de ce nouvel appel d’offres, cependant, par souci de respect de la concurrence, elle ne pourra prétendre à « gagner » qu’une seule région.

Tout en annonçant ce nouvel appel d’offres, le ministère de l’Intérieur se félicite du bilan de l’expérimentation en Normandie, où la part des infractions de plus de 20 km/h relevée par ces véhicules banalisés s’est avérée 30% supérieure à celle des radars fixes. « C’est la preuve de leur efficacité pour lutter contre les grands excès de vitesse », estime-t-on Place Beauvau. Le ministère tient aussi à rappeler qu’en aucun cas les trajets réalisés et les plages horaires de contrôle ne seront laissés à la libre appréciation des entreprises ou de leurs conducteurs. De même, les entreprises ne sont pas rétribuées au nombre d’infractions enregistrées.

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