L’avenir des transports se tourne inévitablement vers les énergies renouvelables. Moins polluantes, elles devraient devenir la norme des nouveaux projets dans la décennie à venir bien que le pétrole continuera d’être largement utilisé en France.

Des « bulles » sur la Seine durant l’été 2017 ?

Le projet Sea Bubbles est mené par Alain Thébault, navigateur, et Anders Bringdal, champion de windsurf. Deux sportifs qui ont l’eau dans le sang et veulent que les canaux et les fleuves deviennent de véritables lieux de circulation pour d’autres personnes que les plaisanciers ou les péniches. À Paris, par exemple, l’idée est de mettre en place un système de taxis sur la Seine.

C’est ce que propose le projet Sea Bubbles : des ailes immergées permettent aux « bulles » de se soulever au-dessus de l’eau donnant l’impression qu'elles volent. La technologie est celle de l’hydroptère inventé par Alain Thébault et qu’il applique ici en version plus petite. Elle est adaptée pour une navigation sur un fleuve comme la Seine.

La Seine pour réduire la circulation ?

Le 14 juin 2017, selon le journal 20 Minutes, Alain Thébault et ses équipes vont donc lancer le premier test public des Sea Bubbles. Un test rendu possible grâce à la mairie de Paris et à Anne Hidalgo qui tente de faire adopter ce projet à grande échelle : elle espère ainsi faire baisser la circulation en ville. Les Sea Bubbles étant alimentées à 100 % par des énergies renouvelables, ce serait une bonne manière de réduire la pollution.

Reste toutefois la question de la vitesse : les Sea Bubbles qui seront testées durant l’été 2017 à Paris n’atteindront qu’une vitesse maximale de 18 km/h. Une vitesse trop basse selon leur inventeur : c’est moins qu’un vélo et les Parisiens ou les touristes n’y verraient aucun intérêt pour des déplacements quotidiens.