Certains radiologues, qui assistent à une baisse de leurs tarifs de remboursement, craignent des délais d’attente plus longs, notamment pour les scanners et IRM. Cette mesure pourrait également entraîner la fermeture de plusieurs cabinets.

La nouvelle baisse des tarifs de remboursement dénoncée par les spécialistes

Suite à la baisse des tarifs de remboursement décidée par l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), les professionnels craignent un allongement des délais d’attente pour les patients. La Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR) menace également de faire grève si cette mesure n’est pas retirée. Mais cette dernière a été publiée au Journal officiel le 12 février 2017...

Depuis le 13 février, le forfait pour passer un scanner est passé de 99 à 94 €. Pour une IRM à Paris, le forfait a également diminué, passant de 186 à 172 €. Les spécialistes affirment que cette baisse pourrait conduire à la fermeture de plusieurs centres, allongeant ainsi les délais d’attente pour les patients.

L’Assurance maladie entend maintenir sa position

Malgré la menace de grève des professionnels, l’Assurance maladie maintient sa décision. En France, il faut attendre en moyenne 30 jours pour passer une IRM, un délai encore très éloigné de l’objectif de 21 jours fixé par le plan cancer.

Un autre point est dénoncé par Philippe Masson, le président de la FNMR : « On demande aux patients de faire de plus en plus d'examens, il faut donc plus de machines et de moyens ». Toutefois, l’Uncam souligne que le nombre d’équipements a déjà augmenté dans le cadre du plan cancer. En effet, le rapport 2016 de la Cour des comptes portant sur l’imagerie médicale montre qu’en seulement 4 ans, le parc des équipements IRM a augmenté de plus de 50 %, alors que les équipements de scanner ont augmenté d'environ 15 %.