Les secouristes ont enfin pu assécher la mine de diamants inondée le 4 août 2017 dans la région russe de Iakoutie. 143 mineurs ont été secourus peu après l’accident, mais 8 autres restent toujours sous terre.

Les chances de retrouver les mineurs vivants sont minimes

Une semaine après l’inondation de la mine appartenant au géant russe du diamant Alrosa, les secouristes sont enfin parvenus à évacuer l’eau qui empêchait l’accès au cratère. Dans les heures qui viennent, les secouristes vont pouvoir pénétrer dans la mine à la recherche de huit ouvriers disparus à la suite de l’accident. Les chances de les retrouver vivants sont maigres, mais ni la direction d’Alrosa, ni les pouvoirs publics ne veulent renoncer.

L’exploitant de la mine a d’ores et déjà promis aux familles des mineurs disparus une compensation de 28.000 euros, quelle que soit l’issue de l’opération de secours.

280 euros pour des journées de 12 heures

Selon Alexeï Maryin, le frère de l’un des mineurs restant sous terre, cité par Meduza.io, la mine n’était pas aux normes de sécurité. Une inondation de moindre ampleur se serait d’ailleurs produite une semaine environ avant l’accident du 4 août 2017. La méthode d’extraction pratiquée était selon lui dangereuse et illégale.

À en croire Alina Misnik, la fille d’un autre mineur, faute de personnel, ils étaient obligés de faire des journées de 12 heures. Au lieu des 1.400 euros de salaire prévus par leur contrat de travail, les mineurs ne recevaient que 280 euros, une accusation que dément Alrosa. La société a également affirmé que la mine n’avait pas de problèmes de gestion des eaux et que l’inondation a été provoquée par « ses spécificités hydrologiques »