La désindéxation des retraites percue comme injuste

Plusieurs milliers de retraités sont descendus dans la rue un peu partout en France, jeudi 31 janvier. Ils étaient notamment mobilisés dans la capitale, mais aussi à Tours, Dijon, Saint-Etienne, Montpellier, Roanne, Marseille, Rennes ou Privas.

Principale revendication : le pouvoir d'achat. Les retraités s'estiment en effet oubliés par les annonces du gouvernement de ces dernières semaines, malgré l'annulation de la hausse de la CSG pour quelques centaines de milliers d'entre eux.

Annulation qui ne sera d'ailleurs effective qu'en juillet prochain. Il leur faudra réclamer le trop percu pendant les six premiers mois de 2019.

 

Les retraités sont aussi de plus en plus des Gilets Jaunes 

Beaucoup de ces retraités, interviewés lors de ces manifestations, déplorent la baisse de leur pouvoir d'achat, du fait notamment de la désindexation de leurs pensions. Et dans le même temps, ils constatent une augmentation du coût de la vie, bien supérieure à ce que les statistiques officielles veulent laisser croire. 

Comme en écho au mouvement des Gilets Jaunes, que certains manifestants ne se cachaient pas de soutenir également, les retraités mobilisés réclament majoritairement le rétablissement de l'ISF, estimant qu'il s'agit là d'un outil de justice fiscale, destiné à faire mieux contribuer les plus riches à la dépense publique, en fonction de leurs moyens. 

Le gouvernement, qui a reçu une délégation de retraités jeudi 31 janvier, a rappelé que le minimum vieillesse serait notamment revalorisé en 2019, conformément aux engagements d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. 

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