La COP 21 s’est terminée le 12 décembre à Paris dans une certaine émotion :

196 pays faisant partie de la Convention Cadre des Nations Unies sur le Changement climatique (la CCNUCC) étaient réunis.

Ils avaient pour objectif de trouver un accord pour limiter les Gaz à Effet de Serre (les GES) responsables du réchauffement de la planète.

La méthode française a été plutôt bonne, elle a réussi à inclure dans cet accord tous les pays du monde et surtout les États-Unis qui avaient toujours refusé de se soumettre aux objectifs et la Chine considérée comme un pays en voie de développement.

C’est la première fois que tous les pays du globe et pas seulement les pays riches s’engagent à faire un effort.

Les pays de la CCNUCC ont fixé plusieurs objectifs.

  • Le premier se place au-dessus de tous les autres, chaque pays s’engageant à tout mettre en œuvre pour ne pas dépasser les 2°C de réchauffement entre l’ère pré-industrielle et 2100. Les pays membres espèrent même contenir la température à 1,5 °C. L’humanité est en mesure de s’adapter à ce changement de température.
     
  • Chaque état membre a des efforts à fournir, mais l’exigence n’est pas la même pour les pays développés et ceux en voie de développement. Il y a une reconnaissance de « la responsabilité commune, mais différenciée. »  
     
  • Tous les pays sont censés atteindre leur pic d’émission de GES. Les plus  industrialisés doivent le faire rapidement, mais les pays en voie de développement ont plus de temps pour ne pas être freinés dans leur croissance.

Les pays membres ont fixé des engagements

  • À partir du moment où le pic de gaz à effet de serre est atteint dans un pays, celui-ci s’engage à rédiger un rapport faisant part de ses efforts pour les réduire. Le pacte entrant en vigueur en 2020, les pays devront présenter leur premier rapport en 2023 puis tous les cinq ans.
     
  • Les pays développés devront montrer la voie et les pays en développement feront des efforts en fonction de leurs moyens.

Le financement.

À partir de 2020, les pays développés s’engagent à réunir 100 milliards de dollars par an pour aider les pays en voie de développement.

Cet argent est là pour aider les pays du sud à financer leur politique climatique. Ces cent milliards de dollars ne représentent qu’un plancher qui pourra être réévalué à partir de 2025. 

L’accord

Il a été approuvé par les 196 pays et l’Union européenne.

Pour entrer en vigueur en 2020, cet accord doit être ratifié par au moins 55 pays responsables d’au moins 55% des GES.

Cet accord est contraignant, chaque pays s’engage à respecter ses efforts annoncés.

Les écarts d’engagement peuvent être cependant énormes : La Dominique qui émet aujourd’hui 3,2 tonnes de CO2 par an et par habitant propose une réduction 73% d’ici 2030.

Le Qatar, un des plus gros émetteurs de CO2, soit 72,1 tonnes par an et par habitant s’engage à augmenter seulement son taux de 2% d’ici 30 ans.

Enfin, à partir du moment où l’accord rentrera en vigueur, c’est à dire en 2020, tout pays pourra s’en retirer après trois ans. Une simple notification suffira pour le faire.

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