Les températures relevées dans les pôles n’ont jamais été aussi élevées et les experts craignent que le monde n’ait atteint un point de non-retour. Une animation publiée par un organisme scientifique américain laisse craindre le pire.

2016, un point de non-retour dans le réchauffement climatique ?

Les experts du climat s’inquiètent depuis plusieurs décennies de la progression rapide du réchauffement climatique et redoutent par-dessus tout le moment où le monde aura franchi un point de non-retour. Et ce jour pourrait bien être arrivé. C’est en tout cas ce que suggère une animation, publiée sur Tweeter il y a quelques jours, et qui montre l’évolution rapide de la fonte des glaces.

Une première animation, réalisée sous la forme d’un graphique, indique que depuis 40 ans, la fonte des glaces est progressive, puis une chute rapide et soudaine intervient, en 2016. Une seconde animation vient compléter ces informations et montre l’augmentation de la température mondiale depuis 1850. Alors que ces dernières augmentent relativement lentement jusqu’aux années 90, on assiste à une évolution, dès les années 2000, et, encore une fois, à une hausse très rapide en 2016.

Vers une augmentation dramatique du réchauffement climatique ?

Pour établir ces données, les auteurs se sont inspirés des informations fournies par le Centre national des données sur la neige et les glaces (NSIDC). Selon les scientifiques de cette institution, cette évolution rapide témoigne de la disparition combinée de la glace sur les deux pôles. Mi-novembre l’année dernière, les experts observaient en effet un niveau « presque sans précédent » du déclin de la fonte des glaces de l’océan Arctique alors qu’une surface de glace, de la taille du Danemark, disparaissait à une période de l’année où, habituellement, la glace se reforme.

Les températures relevées à cette période de l’année ont en effet été anormalement chaudes de 2 à 4 degrés au-dessus des normales de saison. Or la température des deux pôles joue un rôle essentiel dans la stabilisation des températures mondiales. Si ces effets inattendus devaient se poursuivre, il faudrait s’attendre à une augmentation du niveau de la mer mais également à une augmentation sans précédent du réchauffement climatique.

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