Le gouvernement a présenté ce jeudi 28 septembre son projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Objectif : économiser 3 milliards d’euros.

Des mesures pour économiser 3 milliards d’euros

Le jeudi 28 septembre 2017, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2018) a été présenté. Les ministres du budget et de la santé espèrent réduire de 3 milliards d’euros le déficit de l’Assurance maladie, en le faisant passer de 5,2 milliards à 2,2 milliards d’euros. Ceux qui sont sollicités pour parvenir à cet objectif sont nombreux.

L’Assurance maladie a prévu de faire des économies « grâce au développement de l'ambulatoire (moins d'hospitalisations, plus de soins en ville), à des économies sur les transports sanitaires ou à la lutte contre les fraudes et abus » relève le Figaro. Par conséquent, les arrêts de travail feront l’objet de contrôles renforcés.

Des efforts à fournir du côté de l’industrie pharmaceutique, des médecins et des mutuelles

Côté médicament, il va y avoir du changement. L’industrie pharmaceutique tout d’abord, devra participer à la réduction du trou de la Sécu. Il lui est notamment demandé de promouvoir les médicaments génériques. Du côté des médecins, ils devront réduire le nombre de prescriptions de médicaments, de radios ou d’actes biologiques.

Enfin, les mutuelles seront elles-aussi mises à contribution. En effet, Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, estime que « la part des mutuelles dans la santé a régulièrement diminué alors que celle de l'Assurance maladie obligatoire a diminué ».

Concrètement, cela signifie que le forfait journalier des soins hospitaliers pris en charge par les complémentaires va augmenter de 2 € et s’élèvera donc à 20 €. Conséquence pour le porte-monnaie des Français : il risque probablement d’y avoir une hausse des contrats.

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