La taxe foncière a augmenté en moyenne de 14,7 % en France entre 2010 et 2015, comme l’a démontré une étude publiée jeudi dernier. Lille est incontestablement la ville qui a connu l’augmentation de la taxe foncière la plus spectaculaire parmi les 50 plus grandes villes de France.

L’augmentation la plus importante est à Lille

En cumulant les taux des départements et de la commune, Lille a connu la taxe foncière la plus élevée de 2010 à 2015 avec une hausse de 22,99 %. C’est finalement à Grenoble que cette taxe a le moins progressé en 5 ans ( 6,35 %). « En moyenne, la taxe foncière a augmenté de 13,41% dans les grandes villes. C’est un peu moins que dans le reste du territoire français », précise l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).

Cette hausse connait toutefois un ralentissement par rapport aux chiffres des années précédentes de 2009-2014.  Elle reste également inférieure aux hausses spectaculaires de 2008-2013 ( 21,26 %) et 2007-2012 ( 21,17 %), comme la confirmé l’étude menée par l’UNPI.

Les chiffres de 2016 restent « extrêmement inquiétants » pour l’UNPI

« 35 départements ont augmenté leur taux de taxe foncière en 2016, contre 11 en 2015. Concernant les 50 plus grandes villes de France, la taxe foncière a en moyenne augmenté de 3,78% en seulement un an », ce qui est « sensiblement plus qu’entre 2014 et 2015 ( 2,22%) et trois fois plus qu’entre 2013 et 2014 ( 1,13%) », relève-t-elle.

L’UNPI note que cette hausse de 14,7 % serait quasiment trois fois supérieure à l’inflation, plus de trois fois supérieure à l’augmentation des loyers du secteur privé et au moins deux fois supérieure à l’évolution des salaires sur la même période. Par conséquent, cet impôt représente une part croissante des dépenses des ménages. 

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